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L'annulation judiciaire du permis est la plus sévère des sanctions qui puissent être appliquées à un conducteur fautif. Elle est décidée par un juge, sauf dans les cas où elle s'applique automatiquement.
L'annulation du permis est automatique dans 3 cas :
En
cas d'homicide ou de blessures involontaires, il est interdit au
conducteur de solliciter un nouveau permis pendant 3 ans ou 5 ans.
En cas de récidive de conduite en état alcoolique ou de refus de se
soumettre à un dépistage, il lui faut patienter 10 ans.
L'annulation peut, en outre, être prononcée par le tribunal
correctionnel dans les cas d'infractions très graves au code de la
route :
Le
juge détermine la durée de l'annulation, dont le maximum est en
principe de 3 ans, mais peut aller jusqu'à 5 ans en cas d'homicide ou
de blessures involontaires et jusqu'à 10 ans en cas de récidive de
conduite en état ivresse, ayant entraîné la mort.
Attention, dans les deux cas suivant, l'annulation est automatique :
Les conducteurs dont le permis a été annulé, une fois passé le délai de la peine, peuvent obtenir un nouveau permis.
Pour cela, ils devront donc repasser les épreuves théoriques (code) et
pratiques (conduite) du permis de conduire après avoir subi, avec
succès, un examen ou une analyse médicale, clinique, biologique et
psychotechnique effectuée à leurs frais.
Certains conducteurs
pourront toutefois être dispensés de passer l'épreuve pratique du
permis s'ils remplissent les 3 conditions suivantes :
Article R224-20
(Décret nº 2003-642 du 11 juillet 2003 art. 4 IX, X, XI Journal Officiel du 12 juillet 2003)
Tout conducteur dont le permis de conduire a perdu sa validité en
application de l'article L. 223-1 ou a été annulé à la suite d'une
condamnation pour une infraction prévue par le présent code ou par les
articles 221-6-1, 222-19-1 ou 222-20-1 du code pénal, et qui sollicite
un nouveau permis doit subir à nouveau les épreuves prévues à l'article
R. 221-3.
Toutefois, pour les conducteurs titulaires du permis de
conduire depuis trois ans ou plus à la date de la perte de validité du
permis ou à la date de son annulation, et auxquels il est interdit de
solliciter un nouveau permis pendant une durée inférieure à un an,
l'épreuve pratique est supprimée sous réserve qu'ils sollicitent un
nouveau permis moins de trois mois après la date à laquelle ils sont
autorisés à le faire.
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